Reportage au cœur de la fête de la Tabaski

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Reportage au cœur de la fête de la Tabaski

J-1, Jeudi, début de soirée : Une agitation particulière est présente sur la route menant à Thiès. Tous les sénégalais rentrent dans leur famille pour passer la fête. Les taxis- brousses sont bondés de monde et des moutons sont accrochés sur leurs toits.

 

21h : Balade dans les rues de Thiès. Une foule énorme, beaucoup d’agitation, une effervescence, un air de fête : Tous effectuent les derniers préparatifs. Les boutiques, les couturiers, les coiffeurs sont ouverts et le resteront toute la nuit. Devant chaque maison sont attachés les moutons qui vont être sacrifiés le lendemain, d’autres attendent un acheteur. Un mouton peut se négocier entre 140 CHF à 500 CHF. D’ailleurs, une concurrence fait rage pour avoir le plus gros mouton du quartier.

 

1h30 : Rentrée de cette balade nocturne, l’heure est venue de s’endormir. La ville restera éveillée jusqu’au lendemain.

 

Vendredi, 7h00 : Le réveil sonne.

 

8h : Petit déjeuner dans la maison familiale, alors que les hommes jeûnent, jusqu’à la cuisson du premier mouton.

 

9h : Les hommes partent la mosquée pour la prière. Seuls les hommes et les garçons peuvent pénétrer dans une mosquée ainsi que les femmes dites « propres » soit ménopausées.

 

9h15 : Dans la cours de la maison, six moutons attendent d’être sacrifiés.

 

9h30 : Le muezzin appelle ses fidèles à la prière. L’imam entouré de ses disciples forment un cortège et entrent dans la mosquée. Pendant ce temps, les femmes s’activent entre ménage et préparation du repas.

 

10h30 : Les hommes se rendent au cimetière, afin d’implorer le pardon pour les défunts.

 

11h30 : Dans la cour, toute la famille est réunie pour assister aux sacrifices des moutons. Une ambiance festive, beaucoup de joie et de réjouissance. Les enfants regardent et participent aux égorgements. Une fois mort, il faut : enlever la peau, vider le corps, découper en morceaux et cuisiner. La cour ressemble à une boucherie en plein air. Les hommes s’affairent aux sacrifices et à la découpe, alors que les femmes cuisinent et sont derrière le feu.

 

12h : Les hommes coupent leur jeûne en dégustant du foie de mouton grillé au barbecue. Une chaleur étouffante rend tous les gestes très fatigants. Les femmes ne s’arrêtent pas une seconde et s’affairent à leurs tâches.

 

14h : Le repas est servi. Les enfants mangent dans un grand plat avec les femmes, alors que les hommes mangent dans le leur. Tout le monde se régale, avec au deuxième plan des bidons remplis de boyaux de moutons.

 

16h : Rangement, nettoyage, cuisine chacun réalisent ses activités avec calme, chacun semblant connaître sa partition. Les enfants dansent et jouent dans la maison.

 

Début de soirée : Les membres de la famille se retrouvent devant la maison, assis sur le trottoir, vêtus de leur boubou spécialement acheté pour cette fête. La chaleur tombe enfin ! La maison ressemble à un vrai moulin à vent : les gens rentrent et sortent à leur guise. Les amis rendent visite et demandent leur pardon pour les offenses faites. Il est de coutume de donner la moitié du mouton à des proches, ainsi qu’aux plus démunis. Chacun repartant avec des sacs ou des bassines remplis de viande.

 

22h : Au menu ce soir le Thiakri, une recette de mil et lait caillé, très exotique pour les européens que nous sommes.

 

2h : Epuisés et remplis d’émotions liées à cette première Tabaski, il est temps de s’endormir.

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